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 Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden

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Aurore N. Timbisha



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MessageSujet: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Ven 26 Mai - 13:52



Je n’aimais pas l’inferno, ni l’arène. D’ailleurs je n’appréciais pas du tout ces combats. Bien sûr je devais y assister… Chaque fois.. et toujours à contre cœur. Je ne pouvais supporter les blessures qu’on infligeait et encore moins la mise à mort. Je détestais toute cette violence. Néanmoins chaque semaine, si pas plus je passais par l’inferno avant de soigner les blessures infligées au combat et pendant les entrainements. J’adorais mon métier, soigner les gens, soulager leur douleur, cela m’avait toujours attiré. Combien de fois est-ce que je n’avais pas trainé près de la vieille guérisseuse, en tant que gamine, essayant de m’imprégner de tout le savoir de la jeune femme. Alors que tous les autres enfants de mon âge jouait au valkyrie et berserker.

C’était une journée particulièrement chaude, heureusement qu’à l’intérieur les murs épais avaient réussi à conserver une certaine fraîcheur. J’avais soigneusement éviter de croiser Marcus. D’ailleurs depuis qu’Hector m’avait annoncé la nouvelle, je n’avais pas encore parlé à mon futur époux. Et je n’y tenais pas spécialement. Pour moi, Marcus et moi n’avions rien en commun. Il aimait ce lieu, c’était son travail. Et moi je détestais tout ce qui touchait à ces combats. Il était froid et me paraissait un homme de pierre…. Comment est-ce qu’Hector pouvait penser une seule seconde qu’on pouvait bien s’entendre lui et moi ? Nous n’avons rien en commun. Arf, mais aujourd’hui je n’avais nullement envie de penser à ce mariage. Je voulais me vider l’esprit et pour cela je ne connaissais qu’une seule manière : le travail. Alors j’ouvris mon sac et allait m’occuper des blessures. Parfois il ne s’agissait que d’une coupure, mais il ne fallait pas que cela s’infecte. Je présume que Marcus ne voulait perdre aucun élément suite à une bête infection.

Bien sure, je n’étais jamais seule, il y avait toujours quelques dogs derrière moi, prêt à intervenir si jamais on tentait quoi ce soit. Autant que je pouvais maudire Hector pour mon mariage, autant que je devais l’apprécier pour son envie de me protéger contre tout. J’entrais dans une cellule. « Bonjour…. Il parait que vous avez besoin de soins ? » Je ne me suis jamais sentie supérieure face aux autres. Peut-être parce que je n’étais que dans ma tête : sœur d’Hector et rien de plus. Même si ce titre suffisait déjà largement à effrayer les gens. Et je ne pouvais pas les en vouloir… Hector était…  Ah je savais très bien que mon frère était loin d’être un ange. Mais mine de rien, je voulais continuer à croire que quelque part il avait un fond de bonté. Fallait simplement creuser pour s’en apercevoir. J’allais m’asseoir en face de l’homme, alors que j’ouvris mon sac. « Je peux voir votre blessure ? » Je lui lance un sourire amicale. Je n’avais pas de mauvaises intentions, je voulais simplement soigner la blessure et puis continuer mon chemin. Comme à mon habitude.  

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Sam 27 Mai - 21:50



"Certaines blessures ne guérissent jamais "

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La dernière rencontre avec un fauve dans l'arène ne m'avait pas laissé qu'une victoire. J'avais également une très belle plaie sur le haut de la cuisse. Quatre griffes qui m'avaient si bien ouvert que je n'étais pas garanti de m'en sortir correctement. Une belle merde ! Est-ce que j'allais la rejoindre plus tôt que prévu ? Cela ne me dérangeais pas, seule la vengeance de sa mort n'aura pas été assouvi. Et ça, je ne pouvais pas le permettre. Mourir ne m'a jamais fait peur, mais pas sans avoir pu terminer ce que j'ai commencé. Allongé nu sous un drap simplement posé sur les fesses, j'essayais de penser à tout sauf à ma mort. La fièvre devrait baisser un peu, si j'arrive à me lever pour boire un peu d'eau. Le hic ? C'est que je ne savais même pas où je me trouvais. Dans quel sens je peux bien être ?

J'ai dû me rendormir car lorsque j'entends une voix féminine dans mon domaine, pour ne pas dire cellule, je me tourne avec difficulté afin de voir qui était présent. Difficile de voir qui c'est. Une femme, jeune de surcroit, pas la vieille qui venait nous recoudre à peu près bien. Pourquoi Marcus m'envoyait une femme qui semblait bien plus jeune ? Une nouvelle ? Je ne reconnais pas la voix. Cela me dérange quelque peu. Je me sens si fatigué, pourtant je sens une nouvelle force en moi qui se réveille. Le drap glisse sur mon torse, il était si haut que cela ? "- Je... " commençais-je à dire en tentant de me redresser. Ma tête me tourne. Moi ? Avoir besoin de... soins ? Oui, probablement. Je plisse les yeux. Sa tête me dit quelque chose, mais impossible de savoir où je l'ai vu. Pour rester impassible, je repasserai. C'est bien la première fois que je ressors d'un combat en si piteux état. Ma cuisse me lance douloureusement lorsque je pose les pieds sur le sol froid.

"- Oui, je... " annonçais-je en réussissant à attraper un verre d'eau. Trop chaud, mais peu importe. J'en ai besoin, de ce liquide. Il fait si chaud dehors et si froid dedans. J'ai terriblement froid. Ils m'ont refilés je ne sais plus quoi, mais j'ai plus l'impression d'être dans du coton, plutôt que bien éveillé. Le verre glisse de mes doigts. Il tombe et se casse dans un bruit assourdissant. Je pose mes mains sur mes oreilles en gémissant de douleur. Bordel, je déteste être si faible. Heureusement, j'ai plus d'un mois pour m'en remettre, je n'ai pas été tiré au sort pour les prochains. Un dog entre en furie dans ma chambre en prononçant un nom. J'en ris jaune et le regarde comme s'il venait des enfers. C'est un de ceux qui vient parfois en aide. Pas de remerciements, rien, juste un ramassage de morceaux de verre et il repart. Non, c'est certain, je ne pourrais pas lui faire de mal. Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque. La rumeur court que Marcus doit l'épouser, elle. Juste en face de moi. Enfin si mes oreilles ont bien compris. Je me lève difficilement, laissant tomber le drap à mes pieds et laisse apparaître, ma vilaine blessure qui me semble gonflée. Elle est brûlante et du pue en sort. Elle va être pire que celle qui se trouve sur l'autre cuisse. Fantastique, en moins de deux jours mon corps commence déjà à pulluler. Une main sur le premier mur qui me vient, je pose l'autre sur ma hanche nue, comme tout le reste de mon corps."- Oui, je crois " finissais-je enfin par dire sans cesser de l'observer.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Dim 28 Mai - 18:28



Sssht, restez tranquille » Mais mes paroles ne servaient à rien, car le berserker n’en faisait qu’à sa tête, d’ailleurs comme beaucoup d’hommes dans ce bâtiment. Je soupire et tourne mon regard vers un des gardes. Mais avant même que je puisse dire quelque chose, un bruit de verre cassé me fit sursauter. Bon peut-etre que je n’étais pas aussi bien à mon aise que je voulais le faire croire. Le garde allait vite ramasser les morceaux, surement plus de peur pour ma sécurité que celle du gladiateur. J’ignore si c’était la douleur ou le fait d’être si impuissant, mais l’homme finit par admettre sa blessure et par la montrer. Automatiquement je tournais déjà mon regard vers mon sac à flacons. Je n’étais pas prude… enfin si je l’étais, même si j’essayais de paraître le plus professionnelle possible. Je pense que je suis restée coincée à un certain stade. Au alors c’était le manque d’expérience qui me fit toujours détourner aussi vite le regard ? Je ne devrais pourtant pas. Y avait tellement de choses qui se passaient dans le temple que j’aurais même du avoir l’habitude… Mais non à croire que je n’arriverais jamais à m’habitude de voir l’autre sexe sous tous ses formes. Du coup, je me focalise sur mes violes magiques… enfin disons qu’elles faisaient déjà pas mal d’effet, même si la magie n’existe pas réellement. Je me retourne à nouveau vers lui.

Je m’agenouillais près de lui, et lui portais doucement la viole vers ses lèvres. « Buvez, cela va adoucir votre douleur et combattre un peu l’infection. » Il ne fallait qu’un bref regard pour se réaliser que sa blessure était belle et bien infecté. Mais y avait pas vraiment de surprise, avec cette chaleur, les conditions de vie et puis surtout la profondeur de la blessure… peu de chance que cela ne s’infecte pas. Je pris mon sac plus près de moi, à mes genoux. J’étais consciente du regard du berserker sur moi. Mais j’avais apprit depuis toujours à sentir le regard des autres sur moi, surtout dans ces lieux-ci. Difficile de cacher qui on est. Mais j’avais toujours essayé que cela n’interfère pas avec mon boulot. Ce qui n’est pas toujours facile, mais j’avais apprit à ne pas prêter attention aux regards des gens. Je faisais mon boulot, c’est tout. Et puis ce n’était pas réellement son regard qui me posait problème, mais surtout cette nudité. Mais encore une fois, je tentais de me vocaliser sur la blessure. Ca risque de faire un peu mal. » Je n’avais guère le choix, il fallait que je nettoie le plus possible la blessure avant de pouvoir y mettre les herbes et de lui faire un bandage. Faudra qu’il passe par là. Mais d’un autre côté il devait surement déjà être passé par pire, et sinon… bah il faut une première fois à tout non.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Lun 29 Mai - 22:14



"Certaines blessures ne guérissent jamais "

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Je me retrouvais assis de nouveau sur mon lit, à poil, juste pour l'emmerder ? Oui, l'emmerder c'était bien le mot. J'avais beau avoir le regard flou, j'avais bien vu qu'elle n'osait pas regarder. Il était vrai qu'imberbe (une obligation pour l'hygiène) montrait toute la marchandise. Si j'étais en état, je ferais une blague bien salace, mais là, pour le moment je n'en ai pas le courage. Elle semble mignonne, dans son style vierge effarouchée. Bon, elle n'est peut-être pas vierge, mais c'est tout comme. La vieille qui venait nous soigner en cas de besoin n'hésitait pas à soulever le paquet pour nettoyer. Un peu comme un paquet de linge sale. Tranquille, elle en a de bonnes, non, pas tranquille, ça c'était au début. J'ai un soucis d'écoute, ou de retransmission dans mon cerveau, enfin ce qu'il en reste. J'inspecte la fiole qu'elle m'a donné. Combattre l'infection, adoucir la douleur ? Impossible de ne pas rire, ce que je fais sur le champs.

"- si un médicament pouvait guérir cette douleur, je suis preneur " dis-je en posant ma main sur mon coeur. Il était brisé, anéanti. Et lorsque je ressentais cette fièvre en moi, tout me revenait bien plus fort qu'avant. Sans un regard pour elle, j'avale d'un trait le liquide. Infect, mais si cela pouvait m'aider à me soigner plus vite... Mes yeux retombent sur cette petite chose fragile. Il suffirait de peu pour lui broyer la trachée. Non, cela irait bien trop vite, je dois faire souffrir d'une autre manière. Donner de ma personne dans ce sens risque de me dégouter à vie, mais si je dois passer par là et voir le regard meurtri de cet homme... La lui prendre devient un but. Cela ne sera pas facile, c'est certain, mais je réussirais d'une manière ou d'une autre. Mes pensées tournent dans tous les sens, j'imagine des milliers de scénarios. Hein, mal ? Elle m'a droguée ou quoi ? Je n'arrive pas à tenir assis et tombe en arrière. Plus aucune pudeur, plus rien ne m'imprègne.

"- Un peu mal ? Vous ne savez pas ce que c'est que la douleur " lâchais-je en laissant une main se poser sur mon front. "- Faites ce que vous avez à faire pour nous maintenir en vie, jusqu'au prochain combat qui nous prendra la vie " chuchotais-je juste pour elle. De toute manière, il n'y avait plus personne, qu'elle et moi. Je sentais l'odeur d'herbe coupée. Depuis combien de temps n'avais-je pas eu le temps de me promener juste dans des champs sans utiliser mes armes ? Depuis combien de temps j'avais des armes, à moi ? Je ne m'en souvenais même plus. Mais c'était un choix de vivre et non de se laisser mourir dans leur putain d’arène ! Je ne serrais pas les dents lorsqu'elle commença les soins. Je ne ressentais rien, plus rien physiquement. Mentalement, c'était bien autre chose...


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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Mer 31 Mai - 12:49

J’avais pitié de lui, même si je tentais de ne pas trop le montrer. Je savais que ce n’était pas de la pitié qu’ils souhaitaient voir. Pourtant c’était ce que je ressentais. Et pas spécialement parce qu’il était blessé, mais surtout parce qu’il se trouvait ici. Bah et dire que je devais épouser celui qui régnait sur tout ca… Il fallait vraiment que j’ai une conversation avec mon frère. Ou peut-etre est-ce que je devais passer par Shireen ? Elle pourrait peut-etre faire entendre raison à Hector ? « Je suis désolée… Je n’ai pas ce genre de potions. Même si j’aurais bien voulu en avoir. » La médecine herbale pouvait soulager bien des douleurs, mais des douleurs émotionnelles étaient les plus difficiles à résoudre, et malheureusement devant eux, j’étais abattue. Du coup, oui j’avais pitié de lui. Je ne connaissais pas son histoire mais son sort et ses paroles m’attristaient, et cela malgré l’amertume qu’il avait dans sa voix. Je ne prêtais pas attention au ton. C’était bien connu que les combattants de l’arène sont peu bavards et remplit de râge. Je présumais que c’était de si bons combattants justement à cause de cette râge. Bien que je savais que pour beaucoup de membres du gouvernement ils n’étaient pas plus que des bêtes, pour moi ils restaient malgré tout des êtres humains. Mais peut-etre que j’étais trop naive. En tout cas c’est ce que mon entourage n’arrêtait pas de me dire.

Oh ce n’était pas réellement une drogue, mais on pouvait néanmoins le voir comme un genre de calmant, d’apaisant autant physique qu’émotionnellement. Mais bien sûr, le gout était loin d’être le meilleur. Je ne répondis rien quand il disait de faire mon boulot. « Comment est-ce que vous vous êtes fait cela ? » Question stupide car je me doutais bien que c’était dû à un entrainement ou quelque chose de ce genre. Mais je voulais surtout le faire parler. Parler aide à moins se focaliser sur la blessure et sur la douleur. Et puis je ne voulais pas poser des questions personnelles. Généralement ils ne souhaitent pas parler de leur vie ici, ou de celle avant.

Après avoir désinfecté a plaie, je commençais à faire un faire mon petit mélange, pas très glorieux niveau odeur, mais efficace. Et c’était tout ce qui comptait. Je commençais à mettre la crème sur la blessure avant de finir par mettre un pansement. Toujours avec délicatesse, car je voulais le faire souffrir le moins possible. Une fois fait, je me relevais et commençais à ranger mes affaires. « Essayez de ne pas enlever le bandage avant que je revienne. Je serais de retour dans deux jours. » C’était mon dernier patient à l’inferno. Quelque part, j’étais bien ravi de pouvoir quitter les lieux. Car chaque minute que je restais ici, agrandissait le risque que je tombe nez à nez avec Marcus.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Mar 6 Juin - 20:48



"Certaines blessures ne guérissent jamais "

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Pas ce genre de potions, comme si cela pouvait exister un jour, quelque part... Je la laissais faire avec... joie ? Non juste du pragmatisme, rien de plus. Je ne pu m'empêcher de lâcher un léger rire en l'entendant qu'il ne fallait pas enlever le bandage. Je vais faire comment pour l'entraînement? Parce que de toute manière je n'allais pas pouvoir rester ici plus de la journée dans mon pieu. Je me redressais, non sans difficulté fin de capter son regard. Sa boisson faisait des miracles, j'avais moins chaud, même si ce n'était pas encore cela. J'attrapais un pan de ses vêtements pour la garder près de moi. Un besoin d'un peu de réconfort, sans doute, même si je n'en avais plus eu besoin depuis... Sara... Je fermais les yeux pour les rouvrir, plongeant dans les siens. Je pouvais y lire de la pitié et la relâchais vivement.

"- Cela ne se voit pas ? " demandais-je en désignant le bandage, qui couvrait une bonne partie de ma cuisse. Je ne me redressais pas, mais laissais le tout à l'air libre. La pudeur, le voyeurisme, il n'y avait plus rien ici, pas même d'intimité. Je l'avais appris bien vite. "- Un lion un peu trop affamé dans l'arène... Je n'avais pas été tiré au sort depuis un sacré bout de temps... " je laissais échapper un rire jaune en passant une de mes mains sur ma nuque. "- Une seconde d'inattention, le soleil en pleine gueule et voilà le résultat... " marmonnais-je pour moi-même. Quel abruti ! Mon bouclier était trop haut, ce qui m'avait protégé le torse. Mais pas ma cuisse. Il était mort de toute façon. J'en étais ressorti gagnant, allez comprendre que j'avais réussi à sortir sur mes deux pieds. Même si c'était avec du mal... "- C'est soit eux, soit nous... Le choix est vite fixé, gardez votre pitié pour un autre " lâchais-je en regardant par ma fenêtre. Oui, qu'elle garde cette pitié pour lui. De vrais beaux barreaux, pire qu'une cellule. Cela devait être une ancienne prison, à une autre époque, un de celles où les rois n'existaient pas. Ou nous avions encore notre libre arbitre. Ou la vie était belle. Ou la vie valait la peine d'être vécue avec passion.

"- Et vous ? Pourquoi faites-vous cela ? " demandais-je en tournant mon regard sur elle, désignant son sac. "- Qu'est-ce qu'une belle femme comme vous vient faire dans les parages ? " Je donnais l'impression d'être intrigué par sa présence, même si je n'en avais strictement rien à foutre. Avec la fièvre, le danger, sa présence, je devais en savoir plus sur elle. Même si j'en avais déjà eu des échos. C'était elle, la fameuse promise de mon bourreau. J'allais la lui prendre, subtilement, pas avec les gros sabots. Une expression que j'avais lu dans un des livres de mes parents. Ils n'étaient pas riches, mais ils aimaient ces livres qui nous racontaient des histoires. Elle était là, présente. Et dans deux jours, elle reviendrait. Avoir un contact autre qu'avec les soins serait un plus. Il faudrait du temps, j'avais mis du temps à apprendre bon nombre de chose de Marcus. La patience était ce qui me restait. Je comptais être patient, vraiment très patient pour obtenir ce que je rêvais. Ô Sara, tu sera bientôt vengée, crois-moi. Ta mort ne sera pas mise de côté...


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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Jeu 8 Juin - 8:23


Je n’aimais pas les combats dans l’arène, que ça soit homme face à l’animal ou homme face à l’homme. Non ce n’était vraiment pas quelque chose que je puisse apprécier. Mais je me tus. Je me contentais de détourner mon regard de lui et de son corps. Je ne comprendrais jamais comment certains personnes pouvaient être sans gêne et d’autres, telles que moi, aussi pudiques. Je ne disais rien, je n’étais pas le genre de personne à répondre à chaque fois qu’on lançait des piques sur la dure réalité de l’inferno et de l’arène. J’avais bien longtemps arrêter de me mêler de la politique de cette ville. Ce n’était pas fait pour moi. Et cela faisait longtemps que j’avais appris à ne pas riposter quand on parle d’Hector ou du gouvernement. Je connaissais mon frère, inclus tous ces défauts. On n’avait pas besoin de me les rappeler. Garder ma pitié pour moi ? C’est fou comme tous ces hommes et femmes dans cet immeuble peuvent être froid et en même temps avoir un si gros mur autour d’eux….Mais je présume que c’est encore quelque chose qu’on finit par apprendre ici…

Ce ne fut que lorsqu’il me demandait ce que je faisais ici, que je retournais mon regard vers lui. « Cela ne se voit donc pas ? Je suis ici pour soigner les blessures. C’est mon métier. » Y avait surement plein d’autres raisons que j’aurais pu sortir et qui auraient toutes étés la vérité. J’aimais soulager les gens, j’aimais tout ce qui touchait aux plantes et aux herbes. Et récemment je préférais m’enfoncer nuit et jour dans le travail que de devoir affronter mon propre mariage. Toutes ces raisons, aussi différentes les unes que les autres, n’étaient que des reflets de la réalité. Mais au lieu de ça je me contentais de dire. « J’aime venir en aide aux gens, et j’ai toujours eu un don pour les soins… Alors autant la mettre en pratique. » Ce n’était pas faux non plus. Comme quoi il y avait plein de raisons qui me poussaient à être ici. Même si… j’aurais préféré travailler quelque part en ville qu’ici. Je ne pouvais me faire à l’idée de savoir que mon futur mari se trouvait surement non loin de moi.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Jeu 15 Juin - 21:26



"Certaines blessures ne guérissent jamais "

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Je ne la quittais pas du regard, pas une seconde le temps qu'elle m'explique. C'était étrange cette façon qu'elle avait de détourner la conversation. Comme si je ne voyais pas qu'il y avait quelque chose d'autre, à moins que je ne me fasse des illusions ? Oui, c'était probablement cela, j'étais fatigué. Usé. Mais je devais tenir encore un peu. Juste pour elle. Cette vie, ou cette survie n'était pas pour quiconque, même ceux qui s'y croit un peu trop. Même ceux qui sont là parce qu'ils l'ont choisit. Qui peut bien choisir de se battre sans cesse ? Qu'est-ce que cela leur apporte ? Mes yeux ne la quittent pas d'une seconde, même s'ils papillonnent un peu trop pour être véritablement en forme. Serein, enfin quelque chose s'en approchant.

"- Votre métier... " murmurais-je en regardant ses mains. Oui, elles étient douces et elles savaient s'en servir. Je les imaginais déjà attachées. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. C'était une vision comme une autre qui n'avait pas lieu d'être. "- Venir en aide aux autres... C'est une belle vocation, je... " j'aurais pu l'avoir, si on m'en avais laissé le temps. Si on nous en avait laissé le choix. Mais cette vie, ce... gouvernement qui n'en avait que le nom ne laissait pas le moindre choix. Comme elle me manque même après tout ce temps. Si je ferme les yeux, je sais que je la reverrais parfaitement. À moins que ce ne soit qu'une illusion, une fois de plus. "- Vous ne devriez pas venir ici " dis-je d'un ton las, "- une belle fleur comme vous risques de faner bien plus vite en nous côtoyant. " J'avais le ton, l'intonation et le regard fatigué, comme tout le reste du corps.

J'aurai pu être un acteur. Je détourne le regard de son visage et regarde par ce qu'ils appellent une fenêtre. Vous ne faites que nous maintenir en survie était ce que je voulais dire, mais ce n'était pas ainsi que j'allais l'appâter. J'allais à tâtons, mais j'allais trouver. Et IL s'en mordra les doigts. En attendant, j'attrape le drap et m'entoure les hanches afin de cacher ce qu'elle a du mal à regarder. Prude avec cela. Il me fallait éviter de lui en mettre trop plein la vue, façon de parler. J'essayais de me lever. Peine perdue, mes jambes ne me supportaient plus. "- C'est comment au-dehors ? " demandais-je avec douceur, passant une main dans mes cheveux devenu un peu plus long depuis quelques mois.

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Dim 18 Juin - 18:40



Oui, pour certains c’était une belle vocation, pour d’autres c’était un métier difficile…. Le sang, les blessures… pour moi c’était simplement quelque chose que j’aimais faire. Soigner les autres, m’occuper de quelqu’un autre que moi-même, pouvoir apporter une certaine douceur, apaiser certaines blessures. Ça me donnait l’impression de servir à quelque chose. Faner plus vite ? Ah je ne sais pas, je ne pense pas que je puisse réellement faner, pas en fréquenter des gladiateurs. « Oh je ne sais pas… je pense qu’il y a des choses bien plus destructive pour l’âme que de trainer dans ce coin-ci…. Même si on l’appelle surement pas pour rien l’inferno. » Qu’on soit enfant, adolescent ou encore adult… il arrive toujours un moment dans la vie, même plusieurs moments, ou l’on voit des choses qu’on aurait préféré ne jamais avoir vu ou su. Temple of Doom, L’inferno… Ah au fond il y a bien partout des scenarii qu’on voudrait ne jamais avoir eu connaissance. Et quand cela m’arrivait… j’avais toujours eu tendance à le mettre dans une petite boîte et à le ranger très très loin dans mon esprit, essayant de l’ignorer. C’était un mécanisme de survie comme un autre. Même si je sais que certaines diraient que je préfère enterrer ma tête dans le sable… et peut-être n’avaient-ils pas tort de dire une telle chose. Ah je n’en sais rien. Y a toujours des scènes auxquels on doit assister, qu’on aimerait agir, mais qu’on ne sait pas. Par peur ou dans mon cas, souvent parce que je sais que si j’interviens… je n’aide nullement la personne mais je ne ferais que doubler la colère d’Hector et de ce fait aggraver la situation de la victime. Alors oui, parfois il faut fermer les yeux si on ne peut pas gagner. Et ce mécanisme je l’avais pratiqué sur bien nombre de choses. « De plus… de quoi devrais-je avoir peur dans ces lieux ? »

« vous devriez rester assis… » Mais il le comprit bien vite par lui-même. Dehors ? je lève les épaules. Que voulait-il entendre ? « Depuis combien de temps êtes-vous ici ? » Si il me disait depuis toujours, alors là je pouvais bien commencer à décrire tous les lieux et endroits. Si il n’était ici que depuis quelques années… et bien la ville avait que très peu changer. Les mêmes ruelles, probablement encore les même marchands… ou peut-être pas… tout dépendait de son temps ici. « Le soleil brûle toujours aussi fort, les marchands ne se taisent jamais et continuent à essayer de vous tirer dans leurs filets… et les nuits restent une chose interdit pour le commun des mortels. »

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Jeu 22 Juin - 18:12



"Certaines blessures ne guérissent jamais "

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Son âme... Oui en restant ici, elle allait terminer par être bouffée de l'intérieur. Je ne voulais pas la voir se flétrir, je voulais juste détruire son futur mari ! Mais s'il fallait en passer par là, je trouverais bien le moyen. Qu'elle vienne me soigner, s'il le fallait je me blesserai plus souvent. Juste histoire de la voir plus souvent. De toute manière, c'était ainsi qu'elle venait. Juste pour les blessés. Elle était dans l'Inferno ! Pas dans un coin pareil, j'avais envie de me marrer en l'entendant croire à de telles choses.

"- Vous avez raison, l'Inferno... " murmurais-je. Je passe une main sur mes yeux, l'Enfer n'aurait pas trouvé mieux pour avoir un nom pareil. "- Je crois que je vais être cantonné à rester dans mon lit " lachais-je avec un petit sourire en coin. Même usé, j'arrivais encore à me souvenir comment sourire. Jusqu'à ce que je me souvienne de la dernière fois où j'ai sorti ce sourire. C'était avec ma douce...

"- Peur ? De cotoyer des hommes et des femmes comme nous. Nous détruisons tout " soufflais-je en relevant les yeux vers elle. "- J'ai l'impression que cela fait une vie complète que je suis ici... Cela fait 7 ans, juste 7 longues années... Et j'y resterais jusqu'à la fin de ma vie... " grognais-je en frottant mes tempes. "- Les nuits... Pfff " je ne pouvais pas m'empêcher de cracher dessus, mentalement, je ne crachais pas sur elle bien heureusement. "- C'est à cause de cette... loi que je suis ici... " Je n'aurais pas pu la laisser se faire violer. C'était ce qu'il voulait, son regard perfide, sa manière de la tripoter ! Nous aurions dû éviter de nous donner rendez-vous si tard, mais il faisait encore jour, ce n'était pas la vraie nuit !

La vraie nuit, ils ont joué dessus. Ils ont joué sur le fait que le soleil déclinait... J'ai oublié la plupart des détails. Mais le résultat est là. Elle a été tué, je suis devenue un monstre de sang froid. Je ne dirais pas que j'aime cela, mais je dois réussir. Et seul le fait de rester un homme dur est ma chance d'en finir. "- Je vous garde pour moi, les gardes ne vont pas tarder à se poser des questions. Et cela ne sera pas bon, ni pour vous, ni pour moi " disais-je en posant mes doigts sur les siens. "- Merci... pour vos soins " continuais-je en laissant mon pouce caresser ses doigts avant de la relâcher. J'avais distillé mon venin à ma manière. Je savais que je la reverrais dans deux jours. J'avais deux jours pour me reposer, me remettre un peu et surtout penser à quelque chose pour la rapprocher un peu plus.


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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Jeu 22 Juin - 19:34



C’est vrai qu’une valkyrie ou un berserker pouvait être très intimidant. Ils sont féroces et on ne sait jamais si ils ne font pas peter une casse… néanmoins des gens destructeurs il y en avait partout. « Vous êtes des soldats, des survivants. » Au fond ils ne prenaient que la vie de quelqu’un, certains faisaient tout pour obtenir l’âme des autres… A voir ce qui est réellement le pire. « Vous pouvez essayer de gagner votre liberté… » Je n’ai jamais vu quelqu’un gagner sa liberté depuis que mon frère est au pouvoir, mais qui sait… l’espoir fait vivre non ? Mmm, la politique, les lois. Voilà une chose dont j’évitais de parler. Généralement cela ne donnait jamais bon sujet de conversation. Car dans tous les cas, je n’étais que rarement d’accord. Je n’aimais pas la façon dont mon frère gérais les choses. Alors tout ceux qui essayaient de me parler lui en vantant ses mérites… n’étaient que des lâches. Par contre ceux qui n’aimait pas le gouvernement, devenait mes ennemis, car malgré tout il était mon frère. Et certains liens de sang sont bien plus fort que tout. Alors oui, dans tous les cas, parler de la politique d’Ashtown était une chose que j’essayais d’éviter, raison pour laquelle je refusais de creuser plus loin dans l’histoire du gladiateur.

Oui, il avait raison je devais partir. Mais pas pour les raisons qu’il disait. Que je passe plus mon temps ici ou ailleurs. Au fond je suis sure que les gardes s’en fichent. Et même si Hector en aurait vent. Ce n’était pas moi qui allait subir quoi ce soit. Mon regard allait vers ses doigts. Je ne savais pas si je devais retirer mes doigts ou… ou je n’en sais rien. Alors je fixais ses doigts avant de finir par relever mon regard. Qu’est-ce que je pouvais me sentir bête parfois… « Oui… mais c’est bien plus dangereux pour vous que pour moi. » Je me relevais et j’allais vers la porte. Avant néanmoins de quitter sa cellule. « A dans deux jours… et éviter de trop bouger. » Je souris faiblement, toujours un peu confus avec le geste qu’il venait de faire. Je m’étais pas du tout attendu à un tel geste, surtout pas venant d’un berserker. Mais peut-etre qu’au fond ils ne sont pas aussi froid qu’à première vue ?


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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Lun 10 Juil - 22:01




"Certaines blessures ne guérissent jamais "

Aurore N. Timbisha – Hayden Ryder




Des soldats... des survivants... Elle n'était pas folle. Mais de la à gagner sa liberté ? Je crois que je n'ai jamais réussi à rire ainsi sans y pense depuis ces longues années. Je crois bien qu'elle allait me prendre pour un fou, mais cela allait être véritablement le cas. J’eus du mal à ne pas m'arrêter, mais je réussissais en sentant ma cuisse me faire mal. Saleté d'animal ! Je passais une main sur mon visage pour tenter de reprendre contenance. Je comprenais parfaitement qu'elle n'y connaissait rien et qu'elle ne voulait sûrement pas parler de sa chère famille. J'allais m'étrangler si je continuais à penser à ceux-là!

"- Ce n'est dangereux que si vous ne jouez pas comme ils le désirent... " soufflais-je en l'observant de plus près. J'étais fatigué et me sentais vraiment fiévreux malgré tout ce qu'elle m'avait refilé. "- Deux jours... d'accord, je verrais si je peux vraiment faire comme cela. " Me reposer, comme s'ils allaient me laisser allongé une seule journée. J'étais presque persuadé qu'ils allaient venir me chercher pour me faire bouffer plutôt que de me laisser ici. Mais après tout, s'ils avaient besoin de mon bras armé pour leurs jeux, cela serait peut-être plus calme ? Surtout après la dernière démonstration que j'avais faite. Je la regardais d'une manière plus soutenue, sans trop savoir ce qu'elle allait faire maintenant. Elle allait partir ? Oui, probablement. Car elle venait de me le dire. Oui, la fatigue me prenait bien trop vite et les mots passaient dans un sens puis dans l'autre.

"- Merci " dis-je en passant mon index sur l'une de ses mains douces. Sans m'en rendre compte je m'allongeais, la gardant face à moi. Le drap ne recouvrait plus que mes hanches, mais c'était suffisant pour ce que je comptais faire. Dormir le plus possible. "- à dans deux jours alors " finissais-je en fermant doucement les yeux. J'allais garder en mémoire son visage espérant qu'elle en ferait de même. Marcus... Hector, tout se mélangeait, sauf qu'ils allaient payer d'une manière ou d'une autre et elle serait l'instrument de ma vengeance...

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MessageSujet: Re: Certaines blessures ne guérissent jamais - Aurore & Hayden Ven 14 Juil - 14:26



Si il ne souhaitait pas gagner sa liberté, ou qu’il pensait que ce n’était pas possible… alors qu’espérais-t-il encore de la vie? Mais je n’osais lui en toucher de mot. Pour moi cette discussion ne devait pas aller dans cette direction-là, trop dangereuse. Et honnêtement je ne souhaitais pas entendre la réponse. Tout comme je ne souhaitais pas parler de Shireen ou de Hector. Jouer comme eux le désirent, il donnait l’impression qu’on n’était que des poupées entre leurs mains. Je ne pouvais pas nier que certaines choses peuvent effectivement y ressembler beaucoup… Mais on ne pouvait pas dire que c’était complètement la vérité non plus. Ils étaient tous les deux très dominants, ça m’a toujours surprit que ces deux-là ont réussi à s’entendre vu leur force de caractère… et c’est sure qu’aller contre leur envie ou un ordre, cela pouvait mener à une mort certaine et pénible. « Mais les règles sont là pour être suivis.. » Chaque civilisation a bien des règles auxquels les gens doivent se tenir, sinon cela risque de devenir une anarchie. Cela allait donc de soi qu’il y ait des punitions pour chaque règle qu’on transgresse. Maintenant ce n’était pas à moi de juger si les punitions étaient équitables au crime. Je mettais jamais pied au tribunal.

J’acquisais la tête, il était temps pour moi de partir, et la conversation était devenue un peu trop sensible à mon gout. Je n’avais pas envie de parler du gouvernement dont mon frère faisait partie. Et encore moins devenir trop intime. J’étais de nature trop confiante et je m’attachais trop vite aux gens. C’était un de mes trop grands défauts. Et s’attacher à un berserker… ce n’était surement pas une bonne idée. « De rien… » Je ne faisais que mon métier après tout. Je finis par quitter la pièce et à disparaitre de l’inferno. Je n’avais jamais vraiment de sentiment spécifique envers cette endroit. Pourtant cette fois-ci j’avais un drôle de sentiment qui me pesait sur le cœur, sentiment dont je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Les deux jours avaient filés à grande vitesse, qu’avant d’arriver à la cellule de mon patient, je n’avais plus repensé à lui. Il était toujours vivant selon les gardiens, et donc une bonne nouvelle. Je savais que Shireen était en pleine préparation pour la fête des fondateurs, et je me demandais si ils comptaient organiser un spectacle de gladiateur.. Probablement… et cela ne m’enchantait pas. Je détestais vraiment ces spectacles. Mais pas le choix, je devais à chaque fois y assister. Je frappais (plus par habitude et aussi pour éviter de rougir comme la dernière fois) avant de rentrer dans la pièce. « Bonjour… alors, vous vous sentez comment ? » Je déposais mes affaires sur le sol.

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