Partagez | 
 

 Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Thomas Read



Venatus

Messages : 20 Depuis : 26/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Anarchiiie !



MessageSujet: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Lun 19 Juin - 7:59

Hebergeur d'image

Indéniablement, Thomas habitait dans le lieu idéal : les plantations, le peu de nature qui se trouvait dans ce désert insipide. C’était un des seuls lieu avec une jolie vue, un semblant de paix, avec parfois même un vent qui savait se montrer clément et agréable. Le soleil planait haut dans le ciel,  prenant soin des fermes et de ses habitants. Et la ferme de Thomas était un sanctuaire pour beaucoup de rebelles. C’était là que beaucoup de réunions avaient eu lieu, que beaucoup de décisions s’étaient prises. C’était aussi là que certains venaient trouver du travail loin des yeux du Gouvernement. Et Thomas avait réussi à s’entourer de quelques personnes de confiance. C’était sûrement un des seuls lieux ou toutes les personnes présentes étaient de son côté. Bien sûr, aucun d’entre eux n’étaient connu du Gouvernement, ce qui leur permettait de vivre une vie paisible et de comploter à leur guise. En cette belle journée, Thomas travaillait dans son coin, et pouvait distinguer au loin les autres fermiers qui vaguaient à leurs occupations. Jusqu’à ce que deux silhouettes fassent leur apparition. L’une d’entre elle semblait venir droit du passé : c’était celle d’un ancien d’ami qu’il n’avait pas revu depuis des années. Intrigué, Thomas laissa les deux hommes s’approcher pour venir lui parler. Qu’est ce qu’ils pouvaient bien lui vouloir ?

Incontestablement, les deux visiteurs étaient des soldats, car la dernière fois qu’il avait vu son ami, c’était lorsqu’il était partit travailler pour les grandes familles. Quelque chose n’allait pas, c’était rare de voir des patrouilles, ou équivalent, passer par là. Lui qui était toujours paranoïaque et sur la défensive, ce n’était pas une très bonne idée de le mettre dans cette situation. L’homme qu’il ne connaît pas commence à parler, et se mets à faire tout un monologue sur la gloire de Ashtown, le fait que tous les citoyens doivent  œuvrer au bien commun, et tout un tas de conneries que Thomas écoute à peine. Car pendant ce discours interminable, il ne quitte presque pas son ancien ami des yeux. Visiblement, ils veulent lui faire croire qu’ils viennent juste poser des questions aux gens, s’assurer que personne n’a remarqué de comportements suspects, etc.  Mais Thomas n’en croit rien. Comment ça se fait qu’ils viennent maintenant ? Et pourquoi, comme par hasard, il en connaît un des deux ? Est-ce que son ancien ami sait qu’il fait partie des rebelles ? Même s’il n’avait aucune raison de le savoir, sa présence ici  ne pouvait pas être une coïncidence. Impossible. Il avait l’impression d’être dans un flou et de ne rien écouter de ce qu’on lui disait. Mais tout s’arrêta lorsqu’il entendit un nom : celui de l’homme qu’il avait aimé jadis, celui qu’il avait perdu il y a quelques années : le père de Johanna Clyde. Pour sûr, c’était un sujet plus que délicat. Le temps venait de s’arrêter.

Thomas : - Qu’est ce que vous venez de dire ?

L’homme répéta sa question, et dans l’esprit de Thomas, il n’y avait pas de raison d’aller chercher plus loin. Il se sentait en danger, et il n’aimait pas ça du tout. Et même si les deux hommes n’étaient clairement pas là pour l’arrêter, il ne pouvait pas les laisser partir. Qu’ils en sachent beaucoup ou pas du tout, c’était déjà trop. Ils étaient sur SA propriété. Et c’était LUI qui dictait les règles. Thomas fait mine de regarder quelqu’un derrière eux. L’homme qui parlait tourne la tête, curieux, et Thomas en profite pour lui voler son arme. Il fais un pas en arrière et plante la lame d’un coup sec, sans hésiter. L’homme tombe, et Thomas se tourne alors vers celui qui reste : son ancien ami.

Homme : - Je ne veux pas me battre avec toi…
Thomas : - Alors ne le fais pas.

Il n’en avait rien à foutre d’avoir été proche de l’homme qui se trouvait en face de lui. Il se sentait trahi par le simple fait qu’il se trouve ici, et qu’il soit du mauvais côté : celui du Gouvernement. Et dans ce genre de cas, Thomas était impossible à arrêter, et la rage prenait le dessus. Immédiatement après avoir dit ça, Thomas attaque. Après quelques minutes de combat acharné et quelques blessures, il finit par le tuer. Sa rage est apaisée, mais le monde reste flou autour de lui. C’en était trop. Peut-être étais-ce la douleur de ses blessures, la chaleur du désert, ou simplement l’émotion intense qui fit surface dans son cœur. Il tomba a genoux, puis assis sur le coté, avant de s’effondrer sur le sol poussiéreux. Le temps passe. Alors qu’il est inconscient, ses camarades viennent l’aider et s’occupent de cacher les corps : ce n’est pas la première fois qu’ils doivent faire ça, et une ferme est l’endroit idéal pour cacher des gens, vivants… et morts.

Hebergeur d'image
Hebergeur d'image

Lorsque Thomas retrouve ses esprits, les corps ont déjà disparus, et un des rebelles s'active pour faire disparaître les traces de sang au sol. Ca lui rappelle presque le bon vieux temps... et la vie réelle. Avec la douleur de sa blessure, il reste un temps au sol le temps de reprendre ses esprits. Il contemple la lumière du jour, ressent la chaleur du désert, et réalise a quel point cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pu se défouler comme ça. Etrangement fier de lui même, il se lève comme s'il venait de faire une petite sieste, refusant fièrement l'aide qu'on lui propose, et se dirige vers sa ferme. En chemin, il donne des directives aux autres. Un des rebelles et s’en vas en courant, semblant aller prévenir quelqu’un. Thomas prend une grande respiration, pousse la porte de la ferme, puis vas s’asseoir sur un siège, s'y laissant tomber confortablement, apaisé. Il n'y avait plus qu'une seule chose à faire: attendre patiemment l’arrivée de Jack Rowe. Parce qu'il savait qu'il allait péter un plomb s'il n'était pas le premier prévenu de la situation.


Dernière édition par Thomas Read le Ven 7 Juil - 19:20, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Jack Rowe



Venatus

Messages : 38 Depuis : 09/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Rebelle (shhh.)



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Lun 19 Juin - 8:06

Hebergeur d'image

C’était une belle fin de journée. Le soleil brillait encore dans le ciel, et Jack était tranquillement installé à son petit atelier lorsqu’un rebelle fit son apparition, avec une tête alarmée et carrément inquiétante. Immédiatement, il se doutait que quelque chose clochait. Après avoir vérifié qu’il n’y avait personne pour les écouter, le rebelle informa Jack que Thomas avait demandé à le voir de toute urgence, et qu’il était blessé. Inutile d’en dire plus, les deux se mirent en route vers la ferme où il habitait. Jack détestait les réunions surprises, car c’était toujours un risque supplémentaire. Mais Jack détestait tout ce qu’il ne pouvait pas prévoir, parce qu’il détestait sentir qu’il n’avait aucun contrôle sur le destin. Mais il tenait énormément à Thomas, ils étaient amis depuis tant d’années, et c’était un rebelle qui avait toujours su se rendre utile dans le passé. Alors il n’y avait pas une minute à perdre. Une fois arrivé sur place, Jack débarqua en grande hâte dans la petite maison, hurlant :

Jack : - Mais qu’est ce qui s’est passé ??

Thomas était calmement assis comme s’il n’y avait aucun problème, et qu’il se préparait à faire une révélation importante. Il était calé là, comme un Roi sur son trône, visiblement plutôt content de lui même. C’était un comportement étrange, même pour Thomas, qui semblait toujours enfermé dans ses pensées quelque soit la situation. Bon. Il n’avait pas l’air à l’article de la mort, c’était déjà ça. Jack avait réagit de façon intense car il avait, l’espace d’un instant, imaginé ce que ce serait de perdre encore quelqu’un d’important pour lui.

Thomas : - Deux hommes sont passés par ici. Ils posaient trop de questions, alors je les ai tués.
Jack : - Hein ?
Thomas : - Deux hommes sont passés par ici, ils…
Jack : - Oh ça va, j’ai compris. Mais quels hommes ? Et depuis quand tu te mets à tuer les gens qui te posent des questions ?
Thomas : - Ils ont parlé de Johanna… et de son père.

Depuis plusieurs années interminables, Thomas avait complètement changé de personnalité. Lui qui avait été un homme calme, réfléchi et apaisé, il était maintenant devenu l’ombre de lui même. La seule chose qui semblait constituer son âme, c’était la vengeance. La haine. Lorsqu’on le connaissait, on savait lire à travers les lignes, et percevoir la nostalgie qui le hantait quotidiennement. Il y avait toujours un petit écho d’humanité en lui, qui résonnait au loin, mais qui semblait perdu dans son chaos intérieur. Thomas vivait dorénavant pour deux personnes : pour lui, et pour son amour perdu. Si peu de personnes étaient au courant, mais Jack en faisait partie. Mais même si tout ça expliquait ses actions,  ça n’expliquait pas qui étaient ces hommes. Et Jack voulait toujours tout savoir, jusqu’au moindre petit détail. Alors il continua à poser des questions à Thomas, qui lui révéla qu’il connaissait un des deux hommes, qu’il travaillait pour ce qu’ils appelaient entre eux ‘le mauvais coté du mur’. En somme, pas beaucoup d’informations à tirer de tout ça.

Jack : - Donc pour résumer, deux hommes qui travaillent pour le Gouvernement sont venus poser d’étranges questions sur des choses qu’ils ne devraient pas savoir. Et tu n’as pas pensé une seule seconde que ça aurait été plus utile d’en garder au moins UN en vie ???

C’était impossible de raisonner Thomas lorsqu’il avait pris une décision dans son coin. C’était sûrement la personne la plus bornée du monde. Et il semblait constamment déconnecté, las de tout, même après avoir ôté la vie. Alors il fallait lui rappeler que tout avait un impact. Sur tout le monde. Mais il fallait aussi s’assurer que personne ne pouvait le soupçonner. Et espérer que personne ne vienne poser de questions. Et espérer qu’aucune bête sauvage ne vienne déterrer ces pauvres mecs, ou qu’ils soient. Maintenant que le mal était fait, ça ne servait à rien de lui faire la morale pendant des heures. C’était comme parler à un mur.

Jack : - Une chose est certaine : tu ne peux absolument pas rester dans cet état.

Il était entouré de barbares, franchement. Mais s’il n’y avait, a priori, pas à s’inquiéter des corps, il fallait tout de même régler tout le reste. Thomas avait clairement la tête du mec qui s’était battu, et les gens allaient se poser des questions.  Jack poussa un soupir semi-soulagé, semi-agacé. Il fixait son ami, sachant qu’il allait tout faire pour l’aider, quoiqu’il arrive.

Thomas : - Ne me regarde pas comme ça. Je n’ai pas pu m’en empêcher.
Jack, levant les yeux au ciel : - Ne me prends pas pour un imbécile.

Thomas eut un petit sourire. C’est vrai qu’ils étaient entre amis, et que ça ne servait à rien de mentir. Alors il enchaîna le plus naturellement et le plus calmement du monde :

Thomas : - Ecoute, s’il y avait vraiment de quoi s’inquiéter, on le sauras bien assez tôt.
Jack : - Et tu ne veux pas savoir AVANT de te retrouver emprisonné et condamné à mourir ?

Et vu l’état de Thomas, n’importe quelle personne censée serait arrivée à la même conclusion : il était coupable. Ses vêtements étaient déchirés, il avait du sang sur le visage, les mains… C’était écrit sur son visage qu’il avait fait quelque chose de louche. Et a partir de là, il n’y avait que deux options : trouver un guérisseur, ou bien que Thomas ne montre plus sa tête pendant des semaines. Heureusement qu’ils avaient tous les deux un allié précieux, et sur le coup, la réponse la plus logique à leur problème :

Jack: - Je crains que nous n’ayons pas le choix. Que quelqu’un aille chercher Joe, et vite.

Jack avait préféré envoyer un autre rebelle, parce qu’il restait une des personnes qui était les plus proches de Thomas, et un des rares a pouvoir a peu près le résonner. Et il en était de même pour Joe. Alors a deux, ils avaient une chance de s’en sortir comme si rien ne s’était passé. Entre ses talents de guérisseur, et le fait que Thomas le respectait énormément, peut-être même qu’ils arriveraient à le résonner. Parce que si on le laissait trop partir dans ses délires, il risquait de rallier plein de monde à sa cause, de jouer les fauteurs de trouble, et de risquer la chute de toute la résistance. Il laissa donc un des rebelles partir chercher Joe, discutant patiemment et avec Thomas pour s’assurer qu’il allait rester là, assis sur sa chaise, loin de toute tentation de tuer à nouveau.


Dernière édition par Jack Rowe le Mer 9 Aoû - 2:42, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Joe Ashcroft



Venatus

Messages : 35 Depuis : 07/05/2017

Situation professionnelle : Guérisseur, était un ancien Dog
Situation maritale : Célibataire
Situation politique : Pro-Venatus



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Lun 19 Juin - 18:03



Darkness cannot drive out darkness

Jack, Thomas & Joe




Un frappement à ma porte, cela ne me fit même plus lever mon regard. Y avait pas assez de guérisseurs dans cette ville comparé à tous les bobos que les gens se faisaient par ici. Alors que cette porte soit frappé à mainte reprises, j’en avais l’habitude. Généralement j’attendais toujours à ce que l’étranger commence à parler avant de me retourner. Cependant cette fois-ci j’avais une drôle d’impression…. Je m’obligeais à me retourner avant même que l’individu ai pu prononcer une seule phrase. Rebelle… je ne le connaissais que de visage et de nom, mais je savais qu’il faisait partie de Venatus. J’attendis qu’il ferme la porte derrière lui, faisant un signe qu’il pouvait parler. De toute manière il n’y avait que moi dans cette maison. Il ne me fallait pas longtemps pour prendre mes affaires et d’aller à la ferme ou habitait Thomas. Je ne savais même pas si je voulais réellement savoir ce qui s’était passé. Ca ne me regarde pas, et puis… c’est surement que des emmerdes de plus. Je soupire. J’avais pourtant été le premier à foncer dans un problème sans réfléchir. Mais c’était avant de devenir Joe… J’avais appris bien des choses en passant à côté de la mort. Dommage que certains ne semblaient pas vouloir y prêter plus attention à ca.

Je ne frappais pas à la porte, mais rentrait d’un seul coup. Un regard sur Jack avant de me tourner sur Thomas. « Tu peux me dire comment tu t’es fais ca ? » Et puis après mine réflexion. « Ah non. Laisse tomber. Je suis sure que je ne veux même pas connaître cette histoire-là.” Thomas avait beaucoup changé, tout le monde le savait. Malgré ça, il restait un atout majeur pour Venatus, et beaucoup de personnes, y compris moi-même, avait grand respect pour cette homme. Je pris une chaise et me mit en face de lui. « Mmm … pas besoin de dire que ça risque de faire un peu de mal… » Pendant que j’ouvrais ma trousse, je portais un bref regard sur Jack. Et vu la tête que ce dernier faisait… je cru comprendre qu’il n’était pas très content de ce que Thomas venait de faire… mmm ca promet de ne pas être une histoire à raconter autour d’une bière. « Alors… y a quelqu’un qui va me dire si je risque d’avoir encore d’autres patients après Thomas ou si il s’est battu avec son propre poing ? »

made by © Winter Soldier
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Thomas Read



Venatus

Messages : 20 Depuis : 26/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Anarchiiie !



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Jeu 29 Juin - 23:24

Hebergeur d'image

Thomas ne pensait déjà plus aux circonstances qui les avaient amenés tous les trois dans cette pièce. Ce que son esprit retenait, c’était leur potentiel à mener une guerre et à en sortir vainqueurs. C’était l’alliance parfaite entre l’intelligence et la force, le calme et la tempête. Ils se connaissaient tous depuis si longtemps, qu’ils savaient tous à quoi s’attendre : Jack allait toujours essayer d’être la voix de la raison, et Joe n’allait pas perdre son temps à essayer, préférant aller droit au but. Alors ce n’était pas une surprise qu’il n’insiste pas sur ce qui venait de se passer. Il n’était pas comme Jack, bien trop curieux, à vouloir tout analyser. Thomas donc, se laissa faire lorsque Joe se mit en face de lui pour le soigner. Oui, ça allait faire un peu mal. Alors inutile de le prévenir: il avait déjà ressenti la pire des douleurs, celle de perdre la lumière de sa vie. L’homme de ses rêves, sa perfection, sa raison de vivre. Et les rares personnes au courant se trouvaient justement dans cette pièce. Alors, il ne pouvait s’empêcher de revenir vers le passé, ne serais-ce que par pensée, compensant la douleur en regardant le décors, et même si tout semblait parfois tourner autour de lui, son esprit le rappelait toujours à la raison.

Thomas eu quelques grimaçements lorsque Joe faisait son travail de guérisseur, et son regard croisa celui de Jack, qui semblait lui dire : dis-lui, dis-lui, dis-lui… Levant les yeux au ciel, Thomas se concentra un moment sur Joe, le regardant s’appliquer sur ses plaies, concentré comme jamais. Il s avait bien qu’au fond, il ne voulait pas s’impliquer plus que ça dans les conflits. Après tout, il avait été du mauvais coté des choses, et dans des circonstances différentes, ils n’auraient peut-être pas été amis. Mais vu que Joe venait de lui poser la question, que Jack lui faisait des signes de têtes, et que Thomas n’allait pas pouvoir s’empêcher de tout ramener à son combat personnel :

Thomas : - J’ai tué deux hommes du gouvernement qui posaient trop de questions sur Johanna (…) et son père.

Et puis merde. Il s’en foutait de passer pour un sociopathe. Il en avait assez d’attendre qu’une gamine trouve une solution à leurs problèmes, et il voulait que les choses avancent. Et il ne pouvait pas s’empêcher de voir Joe comme quelqu’un d’essentiel à ses plans de révolte. Lorsqu’il expliqua la situation, il croisa le regard de Joe : perçant, comme le sien, et il eut presque la sensation qu’ils se comprenaient. Dans un sens, c’était comme un  défi, un test : dire à Joe qu’il venait de tuer deux hommes qui auraient pu, autrefois, être ses camarades. Il ne savait pas comment réagir, mais il croisa le regard de Jack qui semblait le supplier d’ajouter quelque chose :

Thomas : - Jack pense que je viens de déclencher une guerre. Mais toi et moi savons bien qu’elle a commencé il y a bien longtemps. Quoiqu’il arrive, je pense que nous devons nous tenir prêt à faire avancer la résistance. Nous ne pouvons plus rester passifs…

Thomas n’en avait plus rien à foutre de Jack dans le moment présent. Il savait très bien qu’il était sûrement en train de lever les yeux au ciel, ou à lui faire des grands signes qui disaient : stop. Mais non. Il regardait Joe, parce qu’il avait besoin de gens forts pour aller dans son sens. Parce qu’ils se faisaient tous trop vieux pour attendre que le temps passe, tout ça pour finir par mourir las de tout, sans amour, et sans libérté….


Dernière édition par Thomas Read le Ven 7 Juil - 19:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Joe Ashcroft



Venatus

Messages : 35 Depuis : 07/05/2017

Situation professionnelle : Guérisseur, était un ancien Dog
Situation maritale : Célibataire
Situation politique : Pro-Venatus



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Sam 1 Juil - 19:10



Darkness cannot drive out darkness

Jack, Thomas & Joe




Tuer deux hommes hein. Son regard se tournait brièvement sur Jack. Oui, pas besoin de lui demander, son regard expliquait déjà tout ce qu’il en pensait. Quand à Thomas… Ah, y avait pas de regard aussi expressif que le sien. Mais ils avaient tous les deux un avis bien différent sur la chose. Je soupire légèrement. Me retrouver entre deux situations si différents, dont je pouvais comprendre chacun… bah j’aimais pas spécialement ça. D’autant plus que Johana… c’était Johana, je ne voulais pas la mettre inutilement en danger. Ou que quelqu’un d’autre ne le fasse. « Mmm et t’es sure que personne ira jusqu’à toi ou pire… qu’on pourrait encore plus soupçonner Johana maintenant qu’il y a des cadavres ? » D’ailleurs en parlant de cadavres. « Et ils sont ou les macchabées ? Vous en avez fait quoi ? » Et par pitié qu’ils ne me disent pas qu’ils les ont enterrés dans le jardin ou sous les carottes et les concombres. Qu’il en ait tué deux, trois ou même quatre, au fond je savais que cela allait toujours se passer ainsi. C’était après tout la guerre et des morts il y en aurait toujours. Puis ma vie passée était du passé. Je n’étais plus le même homme, j’avais même plus le même prénom. J’avais coupé court à tout ce qui était du passé… y compris mes amis d’avant. Et je comptais bien rester Joe Ashcroft. Je ne voulais plus redevenir le jeune homme stupide qui croyait tout ce qu’on lui disait.

Déclencher une guerre… « Non, la guerre existe depuis longtemps dans notre esprit… Mais j’espère que tu n’as pas amené les gardes jusqu’à la porte de Johana. » Personne était au courant pour Johana, je ne pense même pas que le gouvernement nous prend au sérieux. Ce n’était d’ailleurs pas une si mauvaise idée de faire comprendre qu’on est bien là, et qu’ils doivent nous craindre. Mais « C’est à elle que tu devrais faire ce discours…. » Je m’étais juré de toujours tenir près de Johana, d’être là pour elle. Et peu importe ses décisions je les soutiendrais. Je comprenais Thomas, et l’idée en soit était bonne. Mais ce n’était pas à lui d’en décider. Et faire cavalier seul ne serait que la pire bêtise qu’il pourrait faire. J’avais rangé mes affaires et je m’étais levé. J’observais dehors. A priori, on était safe. Personne aux alentours. Au final, ils avaient peut-être bien effacés leurs traces. « Je suis d’accord avec toi, il faut faire quelque chose. Attendre ne sert à rien. Mais foncer dans le tas…. C’est du suicide. » Mais peut-être est-ce que c’était justement ce qu’il voulait…. Au fond il n’avait jamais réussi à passer outre la mort de son bien-aimé…

made by © Winter Soldier

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Thomas Read



Venatus

Messages : 20 Depuis : 26/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Anarchiiie !



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Jeu 6 Juil - 3:46

Hebergeur d'image

Thomas était tiraillé entre deux sentiments contradictoires. D’un côté, pour lui chaque sacrifice en valait la peine, et Johanna n’était pas une exception, malgré le fait qu’elle soit la fille de l’homme qu’il avait aimé. Au fond de lui, et bien que ce soit une pensée égoïste, il avait toujours été jaloux de l’attention et de l’amour que Johan avait, de son vivant, porté à sa famille. Sans leur existence, Thomas aurait pu passer beaucoup plus de temps avec son amant, et il avait connu une facette de lui que personne d’autre n’avait connu. Ensemble, ils avaient beaucoup discutés de leur vison de la résistance et fais des grands plans qui semblaient maintenant appartenir à une autre époque. Johanna voulait reprendre les rênes et se prendre pour son père, et cela l’énervait, car à ses yeux à lui, elle ne pourrait jamais, jamais arriver à sa hauteur. La vérité c’est qu’il n’avait pensé qu’à lui et au plaisir que cela lui procurerait de tuer ces hommes. Mais si cela pouvait faire bouger les choses et réveiller tout le monde, il était tout sauf désolé. Thomas avait beaucoup de mal à obéir à Johanna, rien que le fait d’être en sa présence le mettait mal à l’aise. Même si il avait un cœur et qu’il savait qu’elle n’avait rien fait de mal, elle lui rappelait beaucoup trop de choses qu’il ne voulait pas affronter. Pourtant, il ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose, et aurait sûrement donné sa vie pour la sauver. Mais il ne l’aurait fait que pour une seule et unique raison : c’est ce que son père aurait choisit de faire.

Il écoutait attentivement Joe, et cela lui parlait bien plus que tous les regards affligés que Jack lui lançait depuis l’autre bout de la pièce. Il ne pouvait pas être sur que personne n’allait remonter à eux. Mais peu importe : il était temps de se faire entendre. Et lorsqu’on veut mener un combat, il ne faut pas avoir peur des répercutions. Simplement avancer étape par étape, et savoir s’adapter. Et si Johanna ne comprenait pas ça, Thomas n’hésiterait pas à prendre les choses en main. Parce qu’il voulait libérer tout le monde, pour que plus personne n’ait à souffrir comme il avait souffert.

Thomas : - Johanna a fait son choix lorsqu’elle a choisit de suivre les pas de son père. Si elle ne peut pas l’assumer, alors peut-être qu’elle  ne tient pas de lui autant qu’elle aimerait le penser. Quant aux gardes… ils seraient arrivés à sa porte d’une façon ou d’une autre.

Il était sûr d’avoir raison. Cela ne servait à rien de retarder l’inévitable. Le monde n’allait pas attendre que la petite Clyde prenne des forces. Et si il le fallait, Thomas la forcerait à entendre raison et à voir les choses à sa façon. Pour lui, le gouvernement leur avait tout pris, et la résistance était la seule façon de se dire : tout ça n’était pas pour rien. Tout le monde n’est pas mort pour rien. Mais il savait aussi que si l’amour de sa vie avait été là, il aurait été d’accord avec Joe. Il le comprenait bien, même s’il refusait de le dire à voix haute. Pour Thomas, rien ne devait passer avant son désir de les voir tous payer pour ce qu’ils avaient fait. Lorsqu’on laissait des gens au pouvoir, l’évidence était qu’ils allaient en abuser. Alors il fallait combattre le mal par le mal. Et si personne n’osait le faire, il le ferait seul. Enfin tout ça, c’était sa façon de penser. Il savait qu’il était soutenu par beaucoup de monde, et même, ironiquement, par Johanna.

Jack : - Je pense que tu as tort et que tu devrais lui faire un peu plus confiance.  Mais tu as raison sur un point : ce qui est fait est fait. A nous de faire en sorte de contrôler les conséquences de ton acte.

Et en parlant de conséquence, Joe venait de demander ce qu’ils comptaient faire des corps. C’était toujours le problème dans cette ville : savoir ou les cacher. Savoir ou les enterrer. Mais personne n’était jamais venu fouiller sa ferme, et ils  avaient l’habitude de faire disparaître les corps par ici :

Thomas : - On a prévu de les brûler sous tout un tas de bois et autres conneries… puis d’enterrer les restes. Mais si tu as peur que quelqu’un les trouve, on peut toujours aller repeindre les murs de la villa des Callum avec leur sang.

C’était bien évidemment ironique, même si ça lui aurait fait bien plaisir d’aller faire un truc comme ça. Mais ça n’aurait pas servit à grand chose à part éventuellement, à les faire flipper quelques secondes. Et il n’allait pas se fatiguer pour rien. Thomas entendit Jack soupirer sans surprise, mais il s’en foutait : il regardait Joe, et il faisait la conversation en se faisant soigner. Qui a dit qu’on ne pouvait pas plaisanter un peu ? Après la petite séance de guérison express, Joe semblait d’accord avec lui. Foncer dans le tas, c’était du suicide, c’est sûr. Peut-être même qu’inconsciemment, il avait besoin de se rapprocher de la mort, car c’était la seule chose qui semblait pouvoir le sauver …


Dernière édition par Thomas Read le Ven 7 Juil - 19:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Jack Rowe



Venatus

Messages : 38 Depuis : 09/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Rebelle (shhh.)



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Jeu 6 Juil - 3:55

Hebergeur d'image

Jack n’arrivait pas à croire que Thomas trouvait le moyen de plaisanter dans un moment pareil. Mais il était déjà partit dans ses pensées à l’écouter parler avec Joe. Il pensait à tous ses contacts, tous les gens qu’il allait devoir contacter pour essayer d’en savoir plus. Il était en train de prévoir toutes les possibilités, se demandant s’il ne valait mieux pas cacher Johanna pendant un temps, juste au cas ou. Quoiqu’il en soit, comme venait de le dire Joe : c’était à elle qu’il fallait tenir ce discours. Parce que c’était à elle de prendre ce genre de décisions. Jack savait très bien ce que Thomas essayait de faire : il essayait de ramener les risques sur lui, de continuer ce que le père de Johanna avait commencé, et de la protéger en récupérant le pouvoir. Et c’est bien pour ça qu’il ne fallait pas le laisser faire. Malgré ce que Thomas pouvait en penser, Johanna avait tout pour être un bon Leader, et contrairement à lui : elle n’aurait pas sacrifié tout le monde pour arriver à ses fins. Alors même s’il considérait Thomas comme un de ses meilleurs amis, il savait aussi reconnaître qu’on ne pouvait pas toujours lui faire confiance lorsqu’il se prenait pour le roi du monde.

Jack : - J’irais informer Johanna. Je pense que j’ai de meilleures chances que Thomas de passer inaperçu.

Oui c’était une excuse pour éviter que Thomas ne refasse une connerie. Mais il n’allait pas le cacher : tout le monde ici se comprenait parfaitement.

Thomas : - Tiens, qui c’est qui ne fais pas assez confiance maintenant…
Jack : - Je te ferais confiance lorsque tu seras capable de mettre tes sentiments personnels à l’écart.

Thomas fit la moue et une tête qui voulait dire qu’il allait laisser Jack faire et qu’il n’allait pas débattre un argument aussi…poignant ! Fier de lui d’avoir réussi temporairement à éviter un futur conflit, Jack se détendit un peu et alla s’asseoir alors que Joe se levait. Parce qu’il en avait marre d’être toujours le mec stressé, la boule de nerf qui s’attendait toujours au pire. Il allait finir par avoir une crise cardiaque s’il prenait tout autant à cœur. Jack reporta son attention sur Joe qui était quand même venu leur filer un sacré coup de main. Heureusement qu'ils avaient un guérisseur de leur côté, ou il n'ose pas imaginer le nombre de morts supplémentaires qu'ils auraient eu dans leurs rangs. Ah si seulement le monde pouvait être paisible, ils auraient pu passer une soirée à boire et à s'amuser. Mais non... triste triste petite réalité.

Jack: - Merci Joe, je ne sais pas ce qu'on aurait fait sans toi. De mon côté, je vais essayer de trouver plus d'informations sur ces hommes et ce qu'ils venaient faire la. Sauf si quelqu'un a une meilleure idée à proposer...

C'était son truc à lui, il ne ratait jamais une occasion de dire merci, de rappeler aux gens qu'ils étaient importants, tout ça. Il aimait bien aussi les grands discours, mais il savait qu'entre Thomas et Joe, ça allait juste les saouler. C'était plutôt des hommes d'actions, pas comme Jack qui à côté, avait l'air d'un gringalet qui passait son temps à l'intérieur. Et ça tombe bien, parce que c'était le cas. Mais il aurait voulu leur ressembler, être le genre de mec que personne n'osait attaquer, le genre qui imposait le respect sans avoir à l'ouvrir tout le temps.


Dernière édition par Jack Rowe le Mer 9 Aoû - 2:31, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Joe Ashcroft



Venatus

Messages : 35 Depuis : 07/05/2017

Situation professionnelle : Guérisseur, était un ancien Dog
Situation maritale : Célibataire
Situation politique : Pro-Venatus



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Ven 14 Juil - 15:21



Darkness cannot drive out darkness

Jack, Thomas & Joe


“Y une différence entre choisir de suivre dans les pas de quelqu’un et de suivre le chemin remplit de cailloux parce que quelqu’un a foncé sans réfléchir.” Tout comme Jack je pensais que Johana était assez forte pour prendre ce rôle, sinon je ne serais pas auprès d’elle. Mais devoir ramasser les merdes que Thomas venait de chier… ce n’était pas ça, suivre les traces de son père. Quant aux gardes. « T’en sais rien, Thomas… si ça se fait ils étaient là pour une raison complétement inoffensif… Une fille comme elle est moins vite vu comme ennemi qu’un mec comme toi… » Qu’il fonce dans le tas, j’en avais aucun soucis. Même un mec pareil je pouvais facilement suivre et y laisser ma peau. Mais je n’avais nullement envie que ma mort soit sans vaine. Et si il continuait sur la route de la vengeance et surtout… sans réfléchir, ça serait tous des morts qui auraient servis à rien.

Pendant un moment je ne dis rien, je laissais les deux autres se prendre la tête alors que je réfléchissais. Ouais brûler les cadavres… en espérant que cela n’attire pas des regards. De toute manière avait-il le choix ? « Il faut avoir un plan avant d’aller au front…. Sans oublier que notre nombre n’est pas encore suffisant face à nos adversaires…. « Mais je restais sur l’avis que c’était à Johana de décider de tout ca. Et non à nous. « Il faut avoir cette discussion avec elle, et non à nous trois… » Cela ne nous avance à rien. C’est pas à trois qu’on va arriver à faire quoi ce soit. J’hausse les épaules aux remerciements de Jack. C’était normal. Ils m’avaient tous sauvés d’une certaine manière, alors je pouvais bien leur renvoyer de temps en temps l’ascenseur non ? » C’est effectivement mieux que c’est toi qui va te renseigner.. tu passeras plus inapercu que nous. » Moi je devais éviter de trop attirer le regard sur moi, et Thomas…. Bah pas besoin de vous expliquer la raison, y a qu’à voir son visage.

made by © Winter Soldier

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Thomas Read



Venatus

Messages : 20 Depuis : 26/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Anarchiiie !



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Lun 24 Juil - 23:50

Hebergeur d'image

Thomas n'avait pas pu s'empêcher de pousser un long soupir. Et ce n'était pas ses blessures, mais le fait qu'il n'aimait pas qu'on lui dise qui suivre, ou quoi faire. C'était plus fort que lui, il ne supportait pas le fait de devoir toujours passer par Johanna. Toujours ce nom qui revenait sans cesse, et cela n'allait jamais s'arrêter... Il fermait les yeux quelques secondes en écoutant Joe et Jack. Oui oui, ils avaient raison. Peut-être que la venue des hommes ne voulait rien dire. Peut-être qu'il avait juste pété un plomb sans réfléchir. Mais s'ils pensaient que Thomas allait avouer qu'il avait eu un moment de faiblesse... ils se trompaient lourdement. Cette situation l'énervait, parce qu'il avait bien plus d'expérience que Jack, ou que Johanna. Il estimait que c'était plutôt à eux de venir lui demander des conseils, pas l'inverse. Il se laissait faire parce qu'il avait besoin d'eux et qu'il ne pouvait pas tout faire tout seul. Et parce qu'il fallait bien faire semblant de vouloir contenter tout le monde. Mais à l'intérieur, il avait envie d'exploser. Si les mecs qu'il avait tué étaient inoffensifs, il venait de tuer quelqu'un qui avait compté pour lui, et tout ça pour quoi... Pour se sentir mieux? Il refusait de penser à cette possibilité, car il ne voulait pas avoir à se regarder d'un point de vue extérieur. Il refusait d'avoir tort. Il aurait voulu que ses deux camarades acceptent de le suivre et de lui faire confiance. Il aurait voulu prendre le pouvoir de force, et ne plus jamais entendre le nom de Johanna. Parce que son père aurait voulu un futur différent pour elle, et que pour Thomas, cette lutte, c'était celle de son père, et la sienne, à lui. A eux. C'était LA chose qu'ils avaient partagés pendant toute cette année. C'était la cause qui animait leurs coeurs et leurs passions. C'était un symbole que Thomas avait beaucoup de mal à partager avec tous les autres. Et c'était ça son défaut: se sentir sur un pied d'escale, à regarder le monde du dessus. Difficile de  ne pas être égoïste et fermé lorsqu'on a l'impression d'être seul au quotidien.

Thomas aurait voulu rétorquer qu'il avait un plan, parce qu'il en avait un, celui qu'il avait mis en place avec le père de Johanna à l'époque. Mais Joe avait raison sur un point crucial qui était le même qu'a l'époque: ils n'étaient pas assez. Ils manquaient d'effectifs, et ils avaient plutôt tendance à en perdre qu'a en gagner. Ce qu'il leur manquait, c'était des rabatteurs, des gens comme Jack qui avaient un beau et franc parlé, qui savait faire des sous entendus et rallier discrètement du monde à leur cause. Thomas arrivait plutôt à ramener de la main d'oeuvre, des hommes de confiances, des hommes de terrain, des hommes qui n'avaient rien à perdre. Mais s'ils voulaient un jour atteindre le Gouvernement, il allait leur falloir bien plus de monde que ça. Evidemment, Jack voulait aller faire l'informateur, c'était son truc. Et il n'allait pas s'y opposer, car il n'avait aucune envie de voir Johanna. Mais allait il tenir en place et accepter de rester chez lui, de se cacher comme un lâche? Ca...

Thomas: - Tu as raison Joe... Nous sommes en sous effectif. Mais il faut aussi s'attendre à ce que ce soit toujours le cas. Nous n'allons jamais pouvoir soulever une armée.

A une époque, cela avait été un rêve utopique, celui de se dire que tous les citoyens allaient se rappeller de l'ancien monde et vouloir y retourner. Celui de se dire que ce n'était qu'une question de temps et de patience avant que presque tout le monde se rallie à leur cause. Mais tant de gens avaient peur des circonstances, et les autres avaient peur de perdre leur petit confort et leur sécurité. Tout ça à causes de quelques grandes familles... D'ailleurs eux n'étaient pas si nombreux que ça. Il suffisait d'en tuer une, deux... et tout pourrait changer rapidement. Ils ne manqueraient à personne. Evidemment, c'était plus facile à dire qu'a faire. Mais Thomas croyait en la victoire quelque soit le nombre de personnes rebelles. Il leur fallait juste être plus intelligents, plus rusés, et opérer dans l'ombre. Même si Joe n'était pas d'accord, lui était sûr qu'ils auraient pu changer beaucoup de choses à eux trois. Mais s'ils préféraient attendre Mademoiselle Johanna, très bien, il n'en dirait pas plus.

Thomas: - Je te laisse faire ce que tu veux Jack...

Dépité, il ne lui restait plus qu'a dire à ses amis ce qu'ils avaient envie d'entendre. Qu'il allait rester là bien au calme, qu'il n'allait pas faire de bêtises, et qu'il allait attendre une énième réunion de rebelles ou on décidera de ne rien faire, d'attendre un miracle, et de regarder l'air avec de belles paroles. Ah ça lui manquait la belle époque ou on l'écoutait, ou il pouvait donner des ordres et qu'il était la personne la plus proche de leur Leader. Thomas décide de se lever avec un petit grincement de dent, se rappelant qu'il était quand même blessé et qu'il lui fallait un petit remontant:

Thomas: - Sur ce.... si vous permettez...

Il fit quelques pas douloureux et alla chercher une bouteille d'alcool. Le style d'alcool bien gore qu'ils fabriquaient dans les fermes à côté, le genre de truc qui arrache bien mais qui réchauffe et fais oublier toutes les douleurs. Il sortit trois petits verres en céramique, versa l'alcool dans chacun des verres sans se soucier de demander aux autres si ils en voulaient. De toute façon, même si personne ne buvait, il n'allait pas se gêner. Il en bu un cul sec et se resservit avant de retourner s'assoir. Il fixa son verre quelques secondes, préférant rester dans ses pensées, vu qu'il ne pouvait rien dire pour les convaincre. Il essayerait a un autre moment, lorsqu'ils n'auraient plus le choix.

Thomas: - Vous allez me laisser boire tout seul? Ou on trinque à une éventuelle victoire dans un futur proche?

Il fallait bien les amadouer un peu, leur montrer qu'il pouvait être calme et réfléchi. Même si dans un sens, c'était toujours de la manipulation. Même si ils le savaient. C'était comme un petit jeu ou tout le monde connaissait les règles. Et puis l'alcool faisait toujours son petit effet lorsqu'il s'agissait de rapprocher des amis entre eux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Joe Ashcroft



Venatus

Messages : 35 Depuis : 07/05/2017

Situation professionnelle : Guérisseur, était un ancien Dog
Situation maritale : Célibataire
Situation politique : Pro-Venatus



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Dim 6 Aoû - 17:46



Darkness cannot drive out darkness

Jack, Thomas & Joe


Je fis un signe de tête à Jack, qu’il ferait mieux d’aller voir Johanna ou du moins d’aller se renseigner pourquoi ces types étaient venus à la porte de Thomas. Car cette histoire ne sentait pas très bien. Et je n’aimais pas savoir que quelqu’un d’entre nous soit vu comme un rebelle possible. L’heure n’était pas encore pour dévoiler nos visages. C’était mieux d’opérer dans l’ombre. L’ombre fait peur, on n’attrape pas des ombres. Et bien sûr que Thomas avait raison, c’était idyllique de penser qu’ils finiront par avoir plus d’hommes que le gouvernement. Raison de plus de ne pas foncer sans réfléchir. « Raison de plus d’agir dans l’ombre, là où ils ne peuvent pas nous atteindre et où ils ignorent si on n’est qu’une poignée ou un millier. » Et tuer ouvertement n’était pas la solution, cela pouvait faire peur aux civils, et les pousser à encore plus faire confiance à ce gouvernement. Chose qu’il fallait absolument pas laisser arriver. « On doit les atteindre là ou ca fait mal. Ce n’est pas en tuer des dogs qu’on va arriver à les atteindre. »

Il prétendait se calmer, mais j’y croyais pas. Et je n’avais aucun doute que Jack pensait de la même chose que moi. Mais je ne pensais pas stupide ou suicidaire pour tenter quoi ce soit sans d’autres bras. Et pour l’instant il semblait avoir compris que ni Jack, ni moi étions prêt à le suivre malgré notre bonne entente. Je voulais laisser la chance à Johanna, après tout c’était son père et elle en avait souffert également. Sans parler qu’elle avait perdu son fiancé dans l’arène. Alors elle était parfaitement bien situé pour prendre les armes contre le gouvernement et par respect pour son père, je lui devais bien ca. Dans le cas ou Johanne me semblait pas prête, je suivrais Thomas. Mais pour l’instant j’étais persuadé qu’elle savait ce qu’elle faisait. « Bon… vu que tu le proposes si gentiment… » Je m’installais face à lui, je n’irais jamais dire non à un verre d’alcool. Peu importe si c’est dégeullasse ou d’un grand calibre. L’alcool ca aide toujours. Et puis ainsi je pouvais garder encore un peu Thomas à l'oeil. Question de m'assurer qu'il ne fasse pas une betisse.


made by © Winter Soldier

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

I DO BELONG HERE, I AM
Jack Rowe



Venatus

Messages : 38 Depuis : 09/05/2017

Situation maritale : Celibataire
Situation politique : Rebelle (shhh.)



MessageSujet: Re: Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe) Sam 19 Aoû - 6:37

Hebergeur d'image

Jack avait bien envie de croire que Thomas allait en rester là et ne pas aggraver la situation. Mais il le connaissait très bien, et s'inquiétait de son état constamment changeant. Jack savait aussi que faire la morale n'avait jamais un très grand impact sur Thomas, parce qu'il se sentait au dessus de tout ça. Alors, il se mordait les lèvres pour s'empêcher d'en rajouter une couche. Il avait, déjà, plus ou moins dit ce qu'il avait à dire. Alors il voulait bien jouer au petit jeu de l’amitié et faire mine de tourner la page, ne serais-ce que pour apaiser son ami. Jack attrapait un des verres en souriant :

Jack : -  Je ne dis jamais non aux petits plaisirs de la vie.

Ce n’était pas le moment de s’embrouiller avec Thomas et lui donner l’impression que personne n’était de son côté. Il voyait bien le regard que Thomas avait: il les observait, il essayait de trouver un moyen de les rallier à sa cause. Alors il fallait être plus fin que ça, faire semblant de tomber dans le panneau, rien qu'un petit peu. Clairement, Joe ne croyait pas non plus que Thomas allait en rester la. Mais ni Joe ni lui n’avaient le temps de jouer les baby-sitters : il y avait des choses plus importantes à faire.  Comme prier pour que toute cette histoire ne leur retombe pas dessus. Parce que les Venatus n’avaient pas eu beaucoup de chance jusqu’à présent. Et Joe avait raison : attaquer les Dogs n’avaient jamais servi à rien. Car il y avait toujours des nouveaux citoyens pour prendre leur place. C’était évident qu’il valait mieux viser bien plus haut dans la hiérarchie si on voulait que la rébellion avance. Mais en attendant, picoler, c’était plutôt une très bonne idée. Jack en avait bien besoin pour arrêter de trop stresser en pensant à la sécurité des autres. Ah qu’est ce qu’il n’aurait pas donné pour que la vie soit plus simple ! Et est-ce que c’était une bonne idée de trinquer à la victoire alors qu’elle semblait si éloignée ? Bon allez Jack, arrête de chercher la petite bête partout ! Il leva donc son verre en direction de ses deux camarades :

Jack : - Et bien les amis, trinquons à la  victoire… en espérant que nous serons tous encore en vie pour voir cela !

C’était déjà un peu plus crédible que de se dire qu’ils allaient juste gagner si facilement. Puis bon, c’était un peu du second degré. Parce qu’il savait bien que les grands discours n’allaient pas servir à Joe, ni à Thomas. Ils n’étaient pas comme les autres rebelles, ils n’avaient pas besoin d’être rassurés ou encouragés. Jack bu une gorgée et grimaça un peu, parce qu’il faut bien l’avouer, l’alcool artisanal, c’est pas toujours très bon. Mais il s’en fichait, il avait l’habitude depuis le temps. Se satisfaire de tout, ou presque, c’était ça qui rendait la vie tolérable, non ?

Jack : - Wouh. On aurait du commencer par ça.

Ah le pouvoir de l'alcool, le pouvoir de tout rendre presque insignifiant, d'éloigner les soucis, de ramener les sourires. Bon, Jack n'allait quand même pas faire un immense sourire non plus, mais toute cette situation semblait directement moins grave d'un coup. Après tout, quitte à s'accrocher à la vie, autant tout faire pour l'apprécier. Fuck it !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Darkness cannot drive out darkness (ft. Jack & Joe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stand My Ground ::  :: Far and Away :: Fermes et Plantations-
Sauter vers: